| Juillet 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||

Un Yakuza est un membre de la mafia japonaise. Le mot est en fait formé de trois caractères ya-ku-za, qui signifient, "gars du milieu", "vaurien". Le terme de Yakuza, quant à lui, est tiré du vocabulaire d'un jeu de dé, signifiant "8, 9, 3" et désignant la combinaison perdante. Par extension, elle désigne, les perdants, les rejetés, les gens en marge de la société. Hier comme aujourd'hui, un Yakuza est d'abord un individu rejeté d'une manière ou d'une autre par la société, parce qu'il est pauvre, qu'il a un passé criminel ou qu'il n'a tout simplement pas les ressources suffisantes pour s'intégrer. Devenir Yakuza signifie être accepté au sein d'une communauté, entouré, défendu. On dénombrerait aujourd'hui environ 90 000 Yakuzas divisés en plusieurs syndicats. Au cours des années 90, la législation va leur porter de durs coups et entamer leurs relations avec les autorités : la loi antigang de mars 1992, dont le but était de connaître et d’empêcher de nuire les Yakuzas et leurs sociétés va entraîner une baisse sensible du recrutement, mais aussi les inciter à mieux s'organiser pour ne pas tomber, à créer des sociétés écran avec des activités légales (Snack, cabarets, ...). Depuis les années 90, les relations des Yakuzas avec les autorités se sont largement effondrées. Une section antigang a été créée pour lutter contre eux mais ils ressortent les anciens arguments qui leur attribuaient la criminalité basse au Japon vu la régulation qu'ils exerçaient sur les actions des voyous. Ceci dit, ils sont responsables de la plupart des meurtres perpétrés au Japon et ne sont pas près de disparaître tant leurs domaines d'action sont vastes, tant leurs liens (avec les politiciens, les triades, la mafia sud-coréenne) forts et tant leur place dans l'imaginaire nationale est importante.
Frank Furet Banc Public n°136 Janvier 2005