Mardi 13 novembre 2007


par mohamed habibi publié dans : kutub
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Dimanche 11 novembre 2007

îles canaries (Espagne) 2006

 

Selon un rapport récent de l’assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, l’Espagne a vu le nombre d’arrivées sur les îles Canaries passer de 4 700 en 2005 à quelque 25 000 au cours des neuf premiers mois de l’année 2006. Malte en a dénombré 1 445 au cours des huit premiers mois de 2006 et la Grèce a intercepté 900 personnes arrivant par mer et arrêté 28 700 migrants irréguliers sur son sol au cours du premier semestre de 2006.


Arrivée d’embarcations d’immigrants africains clandestins sur les côtes
espagnoles des Canaries et italiennes de Lampedusa

Arrivée d’embarcations d’immigrants africains clandestins sur les côtes
espagnoles des Canaries et italiennes de Lampedusa

 

Selon les sources du ministère de l’Intérieur italien citées dans Libération en date du 30.10.2007, le nombre de clandestins débarqués s’est élevé à 14 968 du début de l’année jusqu’au 17 septembre. Sur la même période, ils étaient 16 093 en 2006. Cette légère diminution (- 7 %) cache néanmoins deux autres données préoccupantes. Le nombre de débarquements constatés est à l’inverse en forte augmentation. Il aurait même doublé entre 2005 et 2006. En clair, il y a plus de bateaux transportant chacun un nombre plus limité de passagers. Pour les experts, cela signifie que le trafic d’êtres humains a changé de nature. Autrefois, les passeurs embarquaient les immigrés sur de grands bateaux et les conduisaient jusqu’en Europe. Pour éviter d’être arrêtés par les garde-côtes et de voir leurs navires saisis, ils mettent désormais les clandestins sur des petites embarcations de fortune (70 % font moins de 8 mètres de longueur). Les trafiquants n’effectuent plus la traversée, se contentant de confier le timon à l’un des migrants auxquels ils fournissent quelques rudiments de navigation. Ces conditions extrêmement précaires expliquent l’augmentation des naufrages. De fait, les victimes sur les côtes européennes sont de plus en plus nombreuses : près de 1 100 depuis le début de l’année. Au moins 11 000 personnes sont mortes depuis le milieu des années 90.

par mohamed habibi publié dans : kutub
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Jeudi 8 novembre 2007

Dacca
RAFIQUR RAHMAN


Le rapport Stern sur les conséquences économiques du changement climatique, publié l'an dernier, estime que le nombre de personnes déplacées par le changement climatique pourrait s'élever à 200 millions en 2050 (un chiffre de l'écologiste Norman Myers), c'est-à-dire le double du nombre total de migrants actuels. En réalité, ce chiffre est basé sur le nombre de personnes qui vivent dans des régions à risque. Le nombre réel de personnes déplacées dépendra surtout de l'ampleur des modifications climatiques, c'est-à-dire de ce que nous ferons aujourd'hui pour en limiter les effets, mais surtout des mesures d'adaptation qui seront prises pour aider ces populations à faire face aux conséquences du changement climatique. Mais le phénomène de déplacement des populations a déjà commencé, en Afrique subsaharienne ou dans les Etats insulaires du Pacifique Sud, par exemple.

Pierre BARTHELEMY, « Bientôt des millions de réfugiés chassés par l’Océan », Le monde, 17-12-05.

Donatien Garnier,
« Au Bangladesh, les premiers réfugiés climatiques », Le monde diplomatique, avril 2007.

par mohamed habibi publié dans : kutub
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Samedi 3 novembre 2007

A Sri Lanka refugee sits in front of rice sacks at the Mandapam refugee camp, near Rameshwaram, about 635 kilometers (397 miles) south of Madras, India.

 

AMNESTY INTERNATIONAL
COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Sri Lanka. Plus d'un demi-million de personnes déplacées subissent les conséquences de l'intensification de la violence


L'intensification de la violence au Sri Lanka est en train d'engendrer de nouveaux flux de personnes déplacées, ajoutant à la peur et au sentiment d'insécurité de centaines de milliers de personnes, forcées de quitter leur maison en raison du conflit ou après le tsunami.

«L'incapacité de l'État à assurer la sécurité et à faire en sorte que les attaques perpétrées contre des civils fassent l'objet de poursuites en justice a fait naître la peur et semé la panique, explique Purna Sen, directrice Asie à Amnesty International. Presque toutes les attaques d'importance qui se sont produites au cours de ces derniers mois ont eu un effet dévastateur qui s'est répercuté sur de nombreuses personnes qui ont fui leurs maisons et leurs villages en quête d'un endroit sûr.»

La plupart des personnes déplacées – y compris celles vivant dans des camps organisés – continuent d'être extrêmement vulnérables à la violence et au harcèlement des Tamil Tigers (Tigres tamouls) ainsi qu'à celui d'autres groupes armés et même des membres des forces de sécurité srilankaises.

Le 17 juin, une femme a été tuée et 44 autres blessées par des grenades lancées à l'intérieur d'une église, dans le village de Pesalai, au nord de l'île, où des milliers de personnes s'étaient réfugiées pour tenter d'échapper aux combats entre les Tigres tamouls et les forces gouvernementales. Les déclarations concordantes d'un certain nombre de témoins oculaires de la scène attestent de la présence de membres des forces de sécurité srilankaises lors de l'attaque de l'église.

Les Nations unies parlent d'un total de 39883 personnes déplacées depuis le 7 avril 2006 dans le nord et l'est du Sri Lanka.

Un rapport rendu public ce 29 juin par Amnesty International décrit également comment l'augmentation de l'insécurité force des personnes déjà déplacées à plusieurs reprises à partir à nouveau. Beaucoup ne sont pas rentrées chez elles depuis des dizaines d'années et l'augmentation de l'activité militaire constitue un obstacle majeur à leur établissement quelque part et à la reconstruction de leur vie.

«Il est de la responsabilité des gouvernements de protéger les droits de ces personnes déplacées – il y a plus d'un demi million de personnes déplacées, soit l'équivalent d'une circonscription d'une taille importante. La dégradation de la situation en matière de sécurité rend impérative une action du gouvernement visant à leur fournir une protection accrue», a déclaré Purna Sen.

Manikkam Maniyam, un Tamoul de soixante-deux ans, est l'un de ces nombreux Sri Lankais forcés de se déplacer d'un hébergement temporaire à l'autre à travers le pays depuis vingt-cinq ans. Il a fui sa maison de Trincomalee en 1990 en raison des combats et parce que sa maison au toit de chaume avait brûlée. Lui et sa famille avaient alors payé un pêcheur local pour qu'il les conduise en Inde, où ils ont vécu dans plusieurs camps de réfugiés. En 1992, on leur a fait comprendre que la situation s'était améliorée au niveau de la sécurité et ils sont retournés au Sri Lanka, où ils ont été hébergés dans le centre d'accueil d'Alles Garden. Leur logement au centre d'accueil a été détruit par le tsunami de 2004. Des milliers d'autres personnes déplacées attendent de pouvoir rentrer chez elles.

Les combats entre les forces gouvernementales, les rebelles des Tigres tamouls et d'autres groupes armés se sont intensifiés au cours des six derniers mois. Plus de 700 personnes auraient été tuées pour la seule année 2006, selon la Sri Lankan Monitoring Mission (SLMM, Mission de surveillance au Sri Lanka). Les civils sont confrontés aux assassinats, aux enlèvements et aux «disparitions». Des enfants sont recrutés comme enfants soldats.

Les personnes déplacées, privées des réseaux de soutien formés par leur communauté et les autorités locales, sont particulièrement vulnérables à ces abus. La violence gêne également le travail des agences humanitaires et d'aide au développement qui œuvrent auprès des personnes déplacées. Deux affaires séparées illustrent ce fait : en mai, un employé du Norwegian Refugee Council a été abattu et trois bureaux d'ONG ont été touchées par des attaques à la grenade menées de façon synchronisée.

En plus de l'insécurité, les personnes déplacées doivent également faire face à l'absence de toute possibilité d'emploi et à des services de santé et d'enseignement extrêmement limités au niveau local.
L'abus d'alcool et le haut niveau de violence domestique restent préoccupants.

Si la plupart des camps tsunami disposent de fonds suffisants et offrent des conditions raisonnables d'hébergement, les camps de personnes déplacées en raison du conflit manquent souvent d'électricité, de transports et d'un système d'évacuation des eaux suffisant. Les résidents de certains camps se plaignent d'être tombés malades après avoir bu de l'eau de puit souillée.

On estime à plus de 639400 le nombre de personnes toujours déplacées au Sri Lanka : 314378 personnes, selon les derniers chiffres des Nations unies, déplacées par le conflit, et environ 325000 personnes toujours déplacées du fait du tsunami.

L'intensification de la violence force de nombreux Srilankais à fuir leur pays – plus de 2800 personnes ont sollicité de l'Inde une protection internationale en 2006, selon le HCR.

Le rapport, Sri Lanka : Waiting to go home – the plight of the internally displaced: http://web.amnesty.org/library/index/engasa370042006.

Le gouvernement srilankais et les Tigres libérateurs de l'Eelam tamoul (LTTE), ou Tigres tamouls, ont conclu un accord de cessez-le-feu en 2002, mais les deux parties ont poursuivi leurs attaques, avec une nouvelle escalade au cours des six derniers mois.

Selon les chiffres du HCR, 314378 personnes étaient toujours déplacées en avril 2006 à cause du conflit. Pour plus d'informations à ce sujet, consulter le site http://www.unhcr.lk/.

La majorité des personnes déplacées au Sri Lanka sont originaires du nord et de l'est de l'île, où s'est déroulé l'essentiel des combats. En raison de leur concentration géographique dans ces régions, les Tamouls ont connu de loin les déplacements les plus importants. Selon le dernier recensement, mené en 2002 par le Ministère pour la Réhabilitation, la réinstallation et les réfugiés, 80,86 p. cent des personnes déplacées seraient tamoules, 13,7 p. cent musulmanes et 4,56 p. cent cingalaises.

"Du Sri Lanka à l’Inde, l’histoire se répète pour les réfugiés tamouls",
Pierre Prakash (29 octobre 2007) © Libération
http://www.liberation.fr/actualite/monde/287974.FR.php



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