Mercredi 20 juin 2007

Memorial to 418 Palestinian Villages Which Were Destroyed, Depopulated and Occupied by Israel in 1948, Refugee tent and embroidery thread, 138" x 115" x 96", 2001

"For two months, I opened my studio to anyone who wanted to sew with me on this Memorial. Over 140 people came, the majority of them I had never met before. They came as lawyers, bankers, filmmakers, dentists, consultants, musicians, playwrights, artists, human rights activists, teachers, etcetera. They came as Palestinians (some of whom come from these villages), as Israelis (who grew up on the remains of these villages) and people from a multitude of countries."

“D’où venons nous" installation d’Emily Jacir


Cette exposition de 32 photos, accompagnée de 30 textes, a été construite à partir de la «liberté de mouvement» d’Emily Jacir, Palestinienne munie d’un passeport américain. Ce document lui permet, contrairement à ses compatriotes, de bénéficier des droits humains élémentaires. L’artiste a utilisé son passeport pour accéder aux territoires palestiniens, alors que ces semblables sont interdits de mouvement sur leur propre terre. La question qui est toujours posée aux frontières, “est-ce que quelqu’un vous a donné quelque chose à transporter?» sert aussi d’inspiration à l’installation.

Cette exposition a été tirée de son expérience personnelle et de ses constantes allées et venues entre la Palestine et les autres pays où il lui est arrivé de vivre. Emily Jacir témoigne: “Chaque fois qu’il nous était donné de retourner chez nous en Palestine dans les années 70, 80, et 90, nous prenions acte de la prolifération inéxorable des colonies, checkpoints/frontières, et de la fragmentation calculée de notre peuple et de notre terre en des espaces de plus en plus réduits. Israël a organisé ce morcellement à partir de nos cartes d’identité et de nos lieux de provenance: Jérusalem Est, la Cisjordanie, Gaza, Israël, la Jordanie, les Etats-Unis, etc».

“Israël, poursuit-elle, a imposé une des plus draconienne et violente tactique de l’histoire pour empêcher les Palestiniens d’entrer sur leur propre terre ainsi que de s’y déplacer librement. Aucun Palestinien est en mesure de se déplacer librement à Gaza ou en Cijordanie. Des checkpoints, tanks et soldats armés de M-16 ont encerclé chaque ville ou village. Les palestiniens sont abbattus lorsqu’ils tentent de passer ces frontières. Ceux qui ont la permission de se déplacer sont sujets aux pires formes d’humiliation à chaque passage, afin de les décourager d’entreprendre toutes sorties des territoires où ils sont confinés. Ces mesures ont été créées et mises en place afin de fragmenter et de détruire l’identité de notre peuple entier. La situation est maintenant si extrême qu’aller à Jerusalem est un rêve impossible autant pour un Palestinien de Syrie que pour un Palestinien vivant à 8 km, à Beit Jalla.».

La situation n’aurait fait qu’empirer au point que désormais même le passeport américain ne permet plus de se déplacer librement. Aujourd’hui la réalisation de «D’où venons nous» serait impossible parce qu’Emily Jacir n’est plus autorisée à entrer à Gaza ou en Cijordanie.

Dans son installation, Emily Jacir documente les voeux ainsi que le destin ou statut des personnes les ayant exprimés; ensuite, elle décrit ce qu'elle dû faire pour réaliser chaque voeu.

Ici, quelques exemples:

"Va à Haïfa et joue au foot avec le premier garçon palestinien que tu rencontreras dans la rue. "

"Bois l’eau dans le village de mes parents."

"Va à Bayt Lahia et ramènes moi une photo de ma famille, tout particulièrement des enfants de mon frère ."

"Va au bureau de poste israélien à Jérusalem et règle ma facture de téléphone."

"Va à la tombe de ma mère à Jérusalem le jour de son anniversaire, dépose des fleurs et prie."

"Fais quelque chose un jour ordinaire à Haïfa, quelque chose que je ferais si j’y habitais maintenant. "

Source:le site des cultures méditerranéennes

Exposition “Le Mur & les Check Points”, par des artistes palestiniens
Hannane Bouzidi (c) www.babelmed.net 2006

 

 

Sleeping with the Enemy: Gay Israeli artists Gil and Moti are looking to fall in love with an Arab man. In an installation called "Sleeping with the Enemy," they've set up a double bed in a New York gallery that has three pillows—one of which remains unused. They've been courting an Arab man to join them since 2002, and the exhibition chronicles the effort through watercolors they've painted of interested men, photos, and email exchanges. Gil and Moti will be living in the gallery, on view during open hours, til June 5.



"We felt frustrated with the political situation in the Middle East," said Gil, who was married to Moti on the Queen's Balcony in Rotterdam. "As Israelis, we grew up with Arabs but we were encouraged by the education system to hate and abuse them so we thought we must do something about it. So we decided to fall in love with one of them."

It puts a twist on an idea explored earlier by Palestinian artist Emily Jacir, who created her Sexy Semite series from 2000 to 2002. An excerpt from my Adbusters piece on her work:

In her subversive Sexy Semite (2000-2002), she peppered the Village Voice with personal ads for Palestinians looking to settle down in Israel. One asks "Do you love milk & honey? I'm ready to start a big family in Israel. Still have house keys." Another, more pointed, reads: "You stole the land. May as well take the women! Redhead Palestinian ready to be colonized by your army."

The ads slyly suggest a way around an irreconcilable issue in the Middle East peace process: by marrying Israelis, Palestinians can gain citizenship and thus sidestep calls for the "right of return" (an unfulfilled provision of UN Resolution 194 that promises Palestinian refugees the chance to return home). But, given their placement in the love-wanted section instead of world news, the ads seem less about policy than the personal. Individual lives—people seeking love, a sense of home, the kind of daily routine you and I enjoy—are profoundly impacted by the occupation. And perhaps it's through individual relationships that the conflict can ease. As one ad punned: "Palestinian Male working in a difficult occupation. I'm looking for a Jewish Beauty. Only you can help me find my way Home."

Source: (c)eyeteeth.blogspot.com 2005.05.01 archive.html

par mohamed habibi publié dans : kutub
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